Nicolas Sarkozy n’est pas du genre à jouer en pilier arrière. Dimanche 11 janvier, il a su remonter en attaque et poser en première ligne sur la photo historique du cortège des dirigeants à la marche républicaine.
Pourtant l’emplacement des marcheurs officiels avait été soigneusement déterminé par le service du protocole de l’Elysée.
En première ligne et centrés autour de François Hollande: les dirigeants des principaux pays européens dont la chancelière allemande Angela Merkel, le président malien Ibrahim Boubakar Keita, le président palestinien Mahmoud Abbas, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.
En deuxième ligne les gardes du corps.
Et en troisième ligne, le couple Sarkozy, mais aussi Manuel Valls, et les ténors de la politique française.
En quelques secondes, Nicolas Sarkozy arrive à se frayer entre les convives et remonter en tête de cortège, se retrouvant le temps d’une photo au bras du président malien et du premier ministre israélien.
Si ce n’est point d’humilité, l’ancien président qui ne cache pas ses ambitions électorales, livre ici une leçon de politique. Réussir en politique, être hissé au sommet de l’Etat, c’est avant tout savoir jouer des coudes en toutes circonstances. Malheureusement, la démocratie est (trop souvent) ainsi faite.