Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a "salué la position adoptée par le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, au sujet de la non participation à la marche organisée, le week-end dernier à Paris, pour manifester contre l'attaque terroriste ayant visé Charlie Hebdo".

M. Benkirane, qui s'exprimait au début du conseil de gouvernement réuni, jeudi à Rabat, a souligné qu'il s'agit d'une "position qui honore le Maroc".

Le chef du gouvernement a rappelé que M. Mezouar "s'est rendu en France pour présenter les condoléances et exprimer la solidarité, mais le ministre des affaires étrangères et de la coopération d'Amir Al Mouminine a refusé de participer à cette marche au cours de laquelle ont été brandis des expressions et des images attentatoires au prophète".

M. Benkirane a indiqué que "le monde ne doit pas oublier que l'Etat du Maroc a été fondé sur l'Islam et l'amour du prophète, et sur l'attachement à la famille chérifienne, ce qui nous a aidés à préserver notre indépendance, notre dignité et notre honneur". "Notre attachement à ces fondements réalise l'équilibre au sein de la nation", a souligné le chef du gouvernement.

Concernant l'interdiction de la distribution des publications étrangères reproduisant des caricatures du prophète, le ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi, a indiqué que la décision prise par son département est conforme à l'article 29 du code de la presse et de l'édition.

A l'issue du conseil du gouvernement, le ministre a affirmé que ces caricatures constituent "une offense, provocation et diffamation à l'égard de la religion musulmane et de ses symboles".

Ainsi, l'article 29 du code de la presse et de l'édition stipule que "l'introduction au Maroc de journaux ou écrits périodiques ou non, imprimés en dehors du Maroc, pourra être interdite par décision motivée du ministre de la communication lorsqu'ils portent atteinte à la religion islamique, au régime monarchique, à l'intégrité territoriale, au respect dû au Roi ou à l'ordre public".