Scène insoutenable et incroyablement banalisée sur une place publique syrienne. Une dizaine d’hommes lourdement armés, kalachnikov et armes de poing, se revendiquant de la branche syrienne d’Al-Qaïda, Jabhat el Nosra, rendent ce qu’ils estiment être «leur justice». «Une justice» effroyable, inhumaine, d’une cruauté innommable…
On ne trouve pas, on ne peut pas trouver les mots pour décrire ces scènes qui figurent dans une vidéo mise en ligne par Jabhat el Nosra et que Médias 24 a visionnée.
Ils encerclent une femme d’une cinquantaine d’année, voilée et couverte de sa «abaya», jugée coupable d’incitation à la débauche. La femme est acculée. Derrière sa silhouette tremblotante, se tient un colosse inébranlable l’incitant fortement à s’agenouiller, ignorant ses nombreuses suppliques et ses pleurs. Le prêche débute devant des sympathisants galvanisés. Ils dégainent leurs smartphones pour filmer cette abominable mascarade.
Lorsque le prédicateur achève sa sentence, qu’il annonce que «l’accusée devrait se réjouir désormais de mourir de leurs mains, celles-là même qui lui ouvriront les portes du paradis», le coup de feu part… Abattu de sang froid d’une balle dans la tête, le corps inerte de la femme s’écroule à même le sol. Une exécution sommaire, un crime commis sous les vivats des sympathisants et les clameurs «Allaho Akbar», souillées par la sauvagerie de ces « hommes».