Comme l'avait annoncé en exclusivité Médias24, le dialogue social reprend. Le gouvernement a adressé une missive aux syndicats afin de les convier, le 10 février, à reprendre le dialogue social.
Cette annonce intervient après une longue, très longue période de gel. La dernière rencontre officielle ayant réuni syndicats et gouvernement remonte au 2 décembre, dans le cadre de la Commission nationale des retraites. Ce jour-là, le gouvernement avait accédé à la demande des syndicats, et promis que le dialogue sur les retraites se fera dans le cadre du dialogue social. Initialement prévue le même mois, la reprise du dialogue a finalement été reportée suite au décès de Abdellah Baha, le 7 décembre. Depuis, les syndicats attendent …
A partir de mi-janvier, le gouvernement a donné quelques signes indiquant sa volonté de reprendre le dialogue.
Sa priorité: la réforme des retraites. C'est la raison pour laquelle le gouvernement a, initialement, pensé au cadre dans lequel se dérouleront les tractations relatives au dossier des retraites, n'écartant pas l'option 'désistement', en discutant des retraites dans le cadre de la commission nationale plutôt que le dialogue social, contrairement à la promesse faite en décembre.
L'une des conditions du gouvernement, pour la reprise du dialogue social, est que la priorité soit accordée au dossier des retraites, que les syndicats considèrent comme "un point parmi d'autres, ni plus important, ni moins important".
L'enjeu, pour les syndicats, a un nom et une date: Fête du travail, 1er mai. En refusant de placer la réforme des retraites en première position dans l'ordre du jour, les syndicats craignent de s'engager sur un dossier qui risque de ne pas aboutir d'ici là ou de mal aboutir, réduisant ainsi la liste de leurs réalisations durant la période mai 2014-mai 2015. Le gouvernement, lui, souhaite parachever ce qui fera partie de ses grandes réformes, avant les élections communales et régionales.
Les syndicats et le gouvernement devront donc se mettre d'accord sur l'ordre du jour du dialogue sociale. Une source au sein de la FDT explique que "les syndicats sont prêts à prioriser la réforme des retraites si le gouvernement leur donne satisfaction sur d'autres dossiers", dossiers qui devront être définis si le gouvernement accepte cette concession.