Selon le quotidien Le Monde, la toile est de nouveau menacée par des logiciels malveillants employés par des pirates, et visant «à prendre en otage» des données précieuses sur les ordinateurs ou smartphones et réclamer des rançons en retour.
Appelés «ransomware», ces logiciels prennent l'allure de messages à caractère officiel, arborant des logos du FBI, des drapeaux tricolores de la gendarmerie française ou de la police.
Ils sont néanmoins conçus pour faire peur et inciter la cible à verser la somme demandée afin de retrouver un accès aux fichiers visés.
Les pirates qui recourent à ce procédé, identifiable par des messages tels que «Your files are encrypted!», «Votre ordinateur est bloqué!», «Activité illicite démêlée!» etc., s'attaquent essentiellement aux PME après avoir analysé le contenu des fichiers les plus sensibles.
Les pirates évitent en effet de s'en prendre aux particuliers «moins rentables» ou aux grandes multinationales disposant de mécanismes de défense efficaces.
Les PME en revanche sont moins enclines à s'opposer à ce racket virtuel et se confrontent à des demandes de rançon s'élevant à 10.000 et 20.000 euros, indique le quotidien français.
Selon cette même source, les ransomware ne datent pas d'hier. Ces premiers malwares ont émaillé la net depuis 1990 développant et améliorant régulièrement leur version.
En 2014, le logiciel Cryptowall s'est révélé particulièrement lucratif au cours de ces dernières années. Des experts de la sécurité informatique ont repéré une version encore plus virulente de ce ransomware, en décembre dernier. Les pirates sont en revanche bien plus difficiles à identifier.