Les professionnels du transport routier interurbain ont annoncé, jeudi soir à Casablanca, la suspension de leurs mouvements de contestation, notamment la grève nationale de 72 heures et une marche d'autocars.

Les six syndicats signataires d'un communiqué conjoint avec la wilaya de la région du Grand Casablanca se sont engagés à "suspendre leurs décisions de contestation prises lors de la réunion du 27 janvier à Bouznika".

Il s'agit de la Fédération marocaine de l'Union des transporteurs routiers, la Fédération nationale des patrons du transport routier public, la Fédération nationale des syndicats des patrons du transport routier public, la Fédération nationale du transport routier au Maroc, le Syndicat national des investisseurs dans les petites entreprises de transport routier de voyageurs au Maroc et du Syndicat national des professionnels du transport public, qui avaient menacé d'observer une grève nationale à partir du 2 février en protestation contre la suspension des activités de plusieurs entreprises du transport routier, avant de reporter cette décision suite à des réunions tenues les 30 et 31 janvier avec le wali de Casablanca, délégué par le ministre de l'Intérieur.

La suspension de la grève, souligne-t-on, "s'inscrit dans le cadre de cette initiative de dialogue initiée par le ministre de l'Intérieur afin de surmonter la situation exceptionnelle que vit le secteur du transport routier interurbain" et fait suite à "une nouvelle réunion de dialogue et de communication tenue dimanche".

Les deux parties ont convenu également de la suspension de la note circulaire du ministère déléguée chargée du Transport datée du 28 janvier au sujet du non-renouvellement des cartes d'agrément des autocars de transport des voyageurs, précise le communiqué, notant que ces cartes seront renouvelées au profit de tous les autocars concernés, et ce à partir du 6 février courant.

Et d'ajouter que la question des agréments sera le premier point à l'ordre du jour de la prochaine réunion en vue de régler cette problématique pendant la durée de suspension de la circulaire susmentionnée, outre la libération des autocars mis en fourrière à la fin du mois courant.

Les professionnels se sont également engagés "à poursuivre le dialogue sur le chantier de réforme et de promotion du secteur avec la participation du ministère de l'Intérieur dans toutes les étapes du dialogue".