Sur 85 villes, 52 ont été déclarée "Villes sans bidonvilles" depuis le lancement de ce programme, a indiqué mardi le ministre de l'Habitat et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdellah, à la Chambre des représentants.
Il a souligné à cet égard que tous les ménages occupant actuellement un logement indécent peuvent bénéficier des conventions relatives à la lutte contre ce phénomène, rappelant la mise en place également dans ce sens de programmes de qualification de quartiers sous-équipés et de mise à niveau de villes.
S'agissant des habitats menaçant ruine, dont le nombre est estimé à 43.000 logements, M. Benabdellah a indiqué 20.000 unités sont actuellement traitées dans le cadre de conventions, ce qui sera aussi le cas pour le reste.
Selon un premier recensement réalisé en 1994, plus de 450.000 ménages vivaient dans conditions indécentes, un chiffre ramené, selon le ministre, à 250.000 aujourd'hui, à la faveur des différents programmes lancés dans le cadre de la lutte contre l'habitat insalubre, et ce en dépit de la poursuite de l'exode rural.
S'agissant des difficultés concernant l'obtention des documents fonciers, le ministre qui répondait à une autre question, a indiqué que son département est parvenu au cours des trois dernières années à résoudre ces problèmes pour plus 830.500 documents, notant que les efforts se poursuivent pour le traitement des autres dossiers, malgré la complexité de ces programmes.
(Avec MAP)