Le besoin en liquidités des banques s'est établi à 39,5 MMDH en janvier 2015, en relation avec la quasi-stabilité du montant minimum de la réserve monétaire, selon Bank Al-Maghrib.

Cette évolution est attribuable notamment à un léger effet expansif de l'ordre de 200 MDH exercé par les facteurs autonomes de liquidité bancaire sur les trésoreries bancaires, en relation principalement avec la baisse de la circulation fiduciaire, explique la Banque centrale dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière.

Dans ces conditions, Bank Al-Maghrib a injecté un montant de 42 MMDH, dont 26 MMDH à travers les avances à 7 jours et 16 MMDH par des prêts accordés dans le cadre du programme de soutien au financement de la TPME.

Dans ce contexte, le TMP sur le marché interbancaire est revenu de 2,64% en décembre à 2,51% en janvier 2015, suite à la décision du conseil de Bank Al-Maghrib du 16 décembre d'abaisser le taux directeur de 2,75% à 2,5%.

Pour ce qui est des taux créditeurs, les données disponibles du mois d'octobre indiquent une baisse de 8 points de base du taux moyen global à 3,70%, reflétant celle de 8 points de base du taux moyen pondéré des dépôts à 6 mois à 3,5%, et de 6 points de base de celui des dépôts à 12 mois à 3,82%.

Concernant les taux débiteurs, les données relatives au quatrième trimestre font apparaître une stabilité à 6,03% du taux moyen pondéré du crédit bancaire. L'analyse par objet indique une hausse de 11 points de base du taux des facilités de trésorerie et de celui des prêts immobiliers.

En revanche, les taux appliqués sur les crédits à l'équipement et à la consommation se sont inscrits en repli de 59 et 20 points de base respectivement.

Par secteur institutionnel, les taux appliqués aux entreprises sont restés quasiment inchangés, tandis que ceux assortissant les prêts aux particuliers ont connu une baisse de 14 points de base. Ceux des entrepreneurs individuels se sont inscrits en hausse de 15 points de base.

183,1 MMDH de réserves internationales

Les réserves internationales nettes du Maroc se sont établies à 183,1 MMDH en janvier 2015, en hausse de 21,9%, relève Bank Al-Maghrib.

A fin décembre 2014, ces réserves ont augmenté de 20,3% au lieu de 21,7% le mois précédent.

Pour ce qui est des agrégats de placements liquides, ils ont vu leur taux d'accroissement annuel revenir de 26% à 15,3%, sous l'effet notamment du ralentissement de 23,9% à 8,4% du rythme de progression des bons de Trésor négociables et de 15,7% à 11,5% de celui des titres des OPCVM actions et diversifiés.

Quant aux titres des OPCVM obligataires, ils ont connu une augmentation quasi-identique à celle du mois précédent, soit 32,5%.

Dans ces conditions, le taux de liquidité de l'économie ressort à 173% à fin décembre 2014, au lieu de 164,5% à fin décembre 2013.

Les levées de Trésor en baisse

Les levées du Trésor public se sont chiffrées à 11,9 MMDH en janvier 2015 et ont porté sur les maturités courtes moyennes et longues, avec des taux en baisse par rapport à ceux observés une année auparavant.

Ainsi, les souscriptions des titres à court terme, représentant 25,2% du total, ont été assorties de taux variant entre 2,49% et 2,55% au lieu d'une fourchette de 2,50% et 2,75% un mois auparavant.

Pour ce qui est des émissions à moyen terme, leurs taux ont connu une diminution revenant de 2,93% à 2,61% pour la maturité de 2 ans et de 3,23% à 3% pour celle de 5 ans.

Concernant les levées à long terme, elles se sont chiffrées à 3,8 MMDH aux taux variant entre 3,39% et 5%.

Tenant compte du remboursement d'un montant de 3,7 MMDH, l'encours des bons du Trésor s'est établi à 434,3 MMDH.

S'agissant des titres de créances négociables, les émissions enregistrées en 2014 ont totalisé à 66,3 MMDH, en hausse de 9,4% d'une année à l'autre.

Sur le marché obligataire, sept émissions ont été enregistrées en janvier 2015 pour un montant de 2,2 MMDH avec des taux allant de 3,70% à 4,75%.

Tenant compte des remboursements d'un montant de 233 MDH, l'encours des emprunts obligataires s'est accru d'un mois à l'autre de 2% à 99,1 MMDH, dont 69,7% émis par les sociétés non financières et 26,5% par les banques.

Quant aux titres OPCVM, les souscriptions au 23 janvier 2015 ont atteint 8,6 MMDH et le volume des rachats a totalisé 5,8 MMDH, dont 82% et 84% respectivement ont porté sur les fonds monétaires.

Tenant compte d'une performance globale des fonds OPCVM de 1,4%, l'actif net, valorisé au 23 janvier, s'est établi à 303,4 MMDH, affichant une hausse de 1% en glissement mensuel et de 30% en variation annuelle.