Le ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi, a présenté mercredi à Rabat, le rapport annuel sur les efforts pour la promotion de la liberté de la presse pour 2014.
Le rapport passe en revue les dispositions juridiques garantissant la liberté d'expression, qui concernent notamment la poursuite du chantier de l'adoption du Code de la presse et de l'édition et visent à garantir la liberté dans la pratique journalistique, à renforcer le rôle de la justice en matière de protection de la liberté de la presse, à appuyer la liberté de la presse électronique et à instituer le Conseil national de la presse en tant que mécanisme d'autorégulation démocratique de la profession.
Ces dispositions stipulent également la nécessité de conférer la protection juridique au secret des sources, à assurer l'accès à l'information ainsi qu'à garantir la protection juridique solide des journalistes contre les agressions, à abolir la peine privative de liberté en cas de récidive, tout en veillant à limiter la compétence territoriale des tribunaux dans les contentieux liés à la presse.
Le projet du code de la presse et l'édition consacre le droit des journalistes d'accéder aux informations tout en prévoyant des peines en cas d'abstention de livrer au journaliste l'information, souligne le rapport.
113 sites d'information autorisés en 2014
Le rapport note que le nombre total des sites électroniques a atteint 498 sites relevant des secteurs gouvernementaux, étant donné que tous les départements ministériels disposent, sans exception de sites sur internet, 63,08% des établissements publiques disposent de sites électroniques, alors que 90% des grands établissements publiques disposent de sites.
Et d'ajouter que le nombre total des services électroniques sur ces sites comprend 932 services, dont 388 services en ligne, 509 formulaires téléchargeables et 35 centres d'appels.
Le rapport relève que jusqu'à fin janvier 2015, 113 sites électroniques d'information établis dans les diverses régions du Royaume, ont déposé leurs déclarations.
Au cours de l'année 2014, aucun journaliste n'a été contraint de divulguer ses sources, relève le rapport. Le Maroc n'a pas figuré parmi la liste des pays qui ont demandé à Twitter, Google ou Facebook de lui délivrer des informations sur les utilisateurs de ces réseaux, ajoute le rapport.
Le rapport souligne que 99 journalistes ont été accrédités au Maroc au cours de l'année 2014, de 23 nationalités, représentant ainsi 57 institutions médiatiques étrangères.
De même en 2014, environ 20 million exemplaires relevant de 2.172 titres étrangers ont été distribués au Maroc.
Pour ce qui est des cas de non autorisation de distribution de ces titres, le rapport explique qu'ils ont été essentiellement liés à la publication d'images pornographiques, qui constituent un danger pour le jeune public en cas de publication, ou d'images portant atteinte aux symboles de la religion.