Le rapport 2014 d’Amnesty International (AI), publié le 24 février, revient sur le blocage dont les délégués de l’ONG sont toujours victimes de la part des autorités algériennes, au même titre que plusieurs entités des Nations unies.

« Le gouvernement n’a adressé aucune invitation à des organes et experts importants des Nations unies, notamment ceux chargés de la torture, de la lutte contre le terrorisme, des disparitions forcées et du droit à la liberté d’association, qui sollicitaient pourtant de longue date l’autorisation de se rendre dans le pays. Les autorités n’ont pas non plus accordé de visas aux délégués d’Amnesty International » signale l’ONG.

Au sujet du Front Polisario, AI déplore que la situation des droits humains ne bénéficie toujours pas d’un mécanisme indépendant de surveillance dans les camps de Tindouf.

« Le Front Polisario n’a pris aucune mesure pour mettre fin à l’impunité dont bénéficiaient ceux qui étaient accusés d’avoir commis des atteintes aux droits humains durant les années 1970 et 1980 dans les camps » poursuit l’ONG.

La question de l’impunité ne concerne pas seulement le Polisario. AI constate qu’en Algérie, au sujet de la « décennie noire », « les responsables d’atteintes graves aux droits humains perpétrées durant les années 1990 et d’actes de torture commis les années suivantes bénéficiaient toujours de l’impunité. »

AI a relevé de nombreux manquements de la part des autorités algériennes, dans différents domaines tels que la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, la discrimination envers les femmes, la lutte contre les violences et les droits des migrants.