La région de Casablanca comptait en 2014 quelque 39.418 personnes vivant dans l'extrême précarité, selon la carte de précarité régionale de la Capitale économique, présentée jeudi lors d'une réunion présidée par le wali du Grand Casablanca, Khalid Safir.

Il ressort de cette carte que Mediouna vient en tête des régions avec une forte concentration de la population vivant en situation de précarité (3,75%), suivie de Nouaceur (2,85%) et de la préfecture de Mohammedia (1,1%).

Les catégories vivant dans des conditions de précarité sont constituées de femmes en grande difficulté (33%), de personnes âgées sans ressources (57%) et de personnes handicapées (21%).

Selon le chef du pôle des Affaires économiques et sociales à la wilaya, Zine Al Abidine Azhar, la majorité des personnes en situation de précarité sont des analphabètes (72%), alors que 82% d'entre eux sont en chômage et 92,5% exercent dans le secteur informel.

Un programme de lutte contre la précarité

Le programme de lutte contre la précarité au niveau de Casablanca vise à améliorer la prise en charge et favoriser la réinsertion familiale et sociale des populations cibles, à créer les capacités supplémentaires d'accueil là où cela s'avère nécessaire, appuyer les acteurs et les associations intervenant dans le domaine des services aux personnes vulnérables et assurer une prévention efficace en identifiant et en menant toute action apte à juguler le phénomène de précarité.

Ce programme cible 10 catégories de personnes en situation de précarité, à savoir les femmes en situation de grande précarité, les jeunes sans abri et les enfants de rue, les ex-détenus sans ressources, les enfants abandonnés, les personnes âgées démunies, les malades mentaux sans abri, les mendiants et vagabonds, les personnes en situation de handicap sans ressources, les malades atteints du VIH sans ressources et les toxicomanes sans ressources.

Les objectifs fixés par le programme portent sur l'appui à la réinsertion familiale et sociale, l'accompagnement à l'insertion socio-économique, la formation et l'apprentissage aux métiers de base, l'aide à l'insertion professionnelle et l'accueil des différentes catégories dans des centres d'accueil adéquats.