Le conseil du gouvernement, réuni jeudi à Rabat, a adopté le projet de loi portant approbation de la convention "Minamata" sur l'usage et les émissions de mercure, signée le 10 octobre 2013 à l'occasion de la Conférence de plénipotentiaires à Kumamoto au Japon (7-11 octobre 2013).

Cette convention vise à réduire au niveau mondial les émissions du mercure, très toxiques pour la santé et l'environnement, en vue de l'éliminer de tous les dispositifs médicaux de mesure d'ici 2020 dans des produits tels les batteries, les lampes fluorescentes, les produits cosmétiques, les thermomètres médicaux au mercure ainsi que les dispositifs servant à mesurer la pression artérielle qui en contiennent ainsi que les insecticides.

La convention encourage les gouvernements à prévenir et à traiter toutes les populations touchées par le mercure et à renforcer les capacités des professionnels de la santé à gérer les maladies liées au mercure.

La convention interdit également l'importation et l'exportation de produits contenant du mercure et encourage la réutilisation du mercure existant dans les industries en cas d'absence de substitut à ce métal nocif.