Le parti explique, dans un communiqué adressé à la presse, que "toute réunion se déroulant hors du cadre des institutions et de l'appareil du parti est considérée comme un abandon de l'appartenance au parti".
Les USFPéistes concernés par la décision sont Abdelali Doumou, Ali El Yazghi, Jamal Aghmani, Youssef Benjelloun Touimi, Aicha Kalaa, Touria Majdouline, Abderrahmane Azzouzi, Larbi Habchi et Mohamed Hammani.
Les USFPéistes limogés seront donc "remplacés dans les fonctions et les responsabilités qu'ils occupaient au sein du parti", et "renvoyés des institutions dans lesquelles ils ont été élus au nom de l'USFP", la chambre des Représentants et la chambre des Conseilles en l'occurrence.
Contacté par Médias24, Abderrahmane Azzouzi, le secrétaire général de la FDT,dit "n'accorder aucune importance à cette décision, qui n'a d'ailleurs aucun sens, puisqu'elle intervient après que nous ayons nous-mêmes décidé de prendre nos distances avec l'actuelle direction du parti".
Concernant la décision de démettre les représentants et les conseillers limogés du parlement, M. Azzouzi estime qu'il s'agit de "paroles vides, puisque j'appartiens au groupe parlementaire de la FDT à la chambre des conseillers, non celui de l'USFP". "Même les députés de l'USFP à la première chambre n'ont rien à craindre, vu que seuls les représentants ayant démissionné de leurs partis sont renvoyés du parlement".
"Nous n'allons pas regretter l'actuelle USFP. Nous conserverons et défendrons donc les principes et les valeurs de notre parti, sous un autre nom", conclut M. Azzouzi.
L’avenir nous dira si cette décision aura des conséquences sur la poursuite des mandats législatifs des personnes concernées. Mais d’ores et déjà, on voit que Lachgar sait rendre les coups.