Suite à une demande des autorités nigérianes pour un entretien téléphonique entre le Roi Mohammed VI et le président nigérian, le Souverain n'a pas jugé opportun d'accéder à cette demande, "du fait que la démarche est liée à des échéances électorales importantes dans ce pays", indique vendredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, dont voici le texte intégral :
"Les autorités nigérianes, à travers la Présidence de la République, ont introduit une demande pour un entretien téléphonique entre le Président de ce pays et Sa Majesté le Roi -Que Dieu L'assiste- et l'envoi d'un émissaire au Maroc".
"Sa Majesté le Roi n'a pas jugé opportun d'accéder à cette demande du fait que la démarche est liée à des échéances électorales importantes dans ce pays et pourrait faire croire à un rapprochement entre le Maroc et le Nigéria, et en raison des positions de ce pays à l'égard de causes nationales et arabo-musulmanes sacrées".
"La demande des autorités nigérianes s'apparente plus à un acte de récupération de l'électorat musulman de ce pays qu'à une démarche diplomatique normale".
Le 31 décembre dernier, l'abstention surprise du Nigéria et du Rwanda avait fait échouer un projet de résolution palestinien soumis au conseil de sécurité.
Le projet de résolution exigeait de fixer une date de fin de la colonisation. En cela, il était conforme au droit international.
La résolution palestinienne avait besoin de 9 voix, elle en a obtenu 8, malgré les promesses du Nigéria et du Rwanda. Les USA n'ontpas eu besoin d'exercr leur droit de véto.7
Cette abstention avait suscité l'indignation des pays arabo musulmans. En particulier, le président nigérian, Good Luck Jonathan, a été la principale cible des critiques comme ayant pris lui même la décision. Le président du Nigéria avait été pris à partie par ses propres compatriotes musulmans.