Le ministère de la Communication dénonce un communiqué "inique, injustifié et aux antipodes de la réalité de la liberté de la presse au Maroc".
En réaction au communiqué publié jeudi par Reporters Sans frontières (RSF) relatif à la liberté d'expression au Maroc, le ministère de la Communication souligne que RSF s'est contenté de présenter une seule version de cas isolés, sans avoir contacté les autorités marocaines.
Pour ce qui est des deux journalistes français Jean-Louis Perez et Pierre Chautard, expulsés récemment, le ministère note qu'ils sont entrés au Maroc pour réaliser un reportage sans avoir obtenu, ni même sollicité l'autorisation nécessaire auprès des autorités.
La décision de saisie du matériel de tournage dont ils disposaient a été prise conformément à la loi 20-99 régissant l'autorisation de tournage.
Les réglementations en vigueur sont appliquées et de manière plus ferme dans d'autres pays comme la France et les Etats Unis d'Amérique et vis-à-vis desquelles RSF se comporte différemment, souligne le ministère.
Concernant l'équipe de journalistes de France 24, précise le ministère, ils ont été surpris, vendredi 23 janvier dernier, en plein tournage dans une villa d'hôtes à Rabat, alors qu'ils ne disposaient pas d'autorisation ni de cartes d'accréditation.
France 24 a pu finalement obtenir les accréditations nécessaires pour que ses journalistes puissent réaliser leurs émissions et la chaine obtient désormais et de manière régulière les autorisations qu'elle demande.
S'agissant de la rencontre internationale sur le journalisme d'investigation organisée par la fondation allemande Friedrich Naumann, le ministère rappelle qu'aucune décision officielle ne fût prise pour son interdiction, précisant que la fondation a organisé cette manifestation au siège d'une association marocaine, et a été couverte par plusieurs médias.
Le ministère de la Communication fait enfin part de son ouverture et de sa disposition à interagir avec les observations ou les demandes d'information émanant des organisations s'activant dans le domaine de la défense de la liberté d'expression et de la presse à travers le monde, dont RSF et ce afin de donner une image complète de la réalité de la presse au Maroc, loin de toute approche sélective.