Sous les applaudissements des 5.000 spectateurs venus assister à la cérémonie de clôture, l’Etalon d’or du plus grand festival du cinéma africain a été décerné au Franco-marocain Hicham Ayouch pour « Fièvres », samedi 7 mars à Ouagadougou. Le réalisateur de 38 ans a reçu « la Palme d'or africaine » des mains du président burkinabé Michel Kafando, volant ainsi la vedette au multi-césarisé «Timbuktu» du Mauritanien Abderrahmane Sissako.
Une fable de banlieue entre brutalité et rédemption
Troisième long-métrage du frère cadet de Nabil Ayouch, au passage Etalon d'or de 2001 avec « Ali Zaoua », le film raconte l’histoire de Benjamin (Didier Michon), un gamin de 13 ans déraciné et violent, qui retrouve pour la première fois son père Karim (Slimane Dazi), un quadra faible et docile qui habite toujours chez ses parents. Alors qu’il se débat avec sa paternité soudaine, Karim se retrouve démuni face à cet adolescent qui va violemment bouleverser leur vie, dans ce quartier aux multiples visages.
Présenté au festival de Marrakech le 5 décembre 2013 et sorti en salles françaises le 29 octobre 2014, « Fièvres » a reçu dans l'ensemble des critiques plutôt favorables en France. Sur le site Allociné, le film obtient une note moyenne de 4.2/5 basée sur les notes de 114 spectateurs et recueille une note moyenne de 2,8/5 basée sur 6 commentaires de la presse française.
Un discours contre le néocolonialisme
Au beau milieu de la cérémonie de clôture du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (
« C’est eux les chiens » lui aussi en compétition