L’assureur Aon évalue les risques géopolitiques selon plusieurs catégories :

-échange de devises étrangères,

-conditions d'investissement, loi et réglementation,

-ingérence politique et violence.

Le rapport répertorie les pays où il est dangereux de faire des affaires en 2015 et il apparait que sur 163 pays en voie de développement, seuls 7 d’entre eux présentent un risque politique modéré.

Selon Curtis Ingram, vice-président de la pratique risque politique, «les 12 derniers mois ont été catastrophique en termes de risque car c’est comme si beaucoup d’acteurs infréquentables avaient emménagé en Ukraine, au Nigeria, en Irak et dans plusieurs points du globe. »

D’après ce rapport, il faut donc garder un œil sur cinq choses dans les mois à venir.

L’instabilité de la Russie va perdurer

Le prix bas du pétrole et les sanctions internationales découlant du conflit ukrainien ont impacté l'économie russe. Le récent assassinat de Boris Nemtsov, leader de l'opposition non mentionné dans ce rapport est un sombre présage qui va exacerber les tensions politiques internes.

L'instabilité russe va multiplier les difficultés commerciales pour ses partenaires commerciaux comme la Biélorussie et le Kazakhstan. En 2015, les chercheurs voient  un gel probable du conflit en Ukraine, peu susceptible d'être résolu dans les prochains mois.

La baisse du pétrole va impacter négativement les pays dépendant de la rente pétrolière

Les prix orientés à la baisse des produits pétroliers impacteront les économies des pays riches en ressources. La surabondance des produits pétroliers à bas prix vont entrainer des chocs commerciaux dans les pays producteurs dépendants de leurs réserves de change. La surexploitation des ressources minières va aussi toucher des nations comme l’Angola, le Cameroun, le Congo et le Nigeria qui seront confrontés à des revenus plus faibles et à une réduction de leurs dépenses.

Da’ech et Boko Haram, les plus grandes menaces

Les horreurs perpétrées par Da’ech en Syrie et en Irak et par la secte Boko Haram au Nigeria sont actuellement les plus grandes menaces à la stabilité régionale. L’explication tient à la porosité de leurs frontières et à l’immaturité des institutions civiques au Moyen-Orient et en Afrique.

Le coût de la dette orienté à la hausse

Les hausses même modestes du taux d'intérêt de la banque centrale américaine (FED) vont intensifier la concurrence mondiale pour le capital et le rendre plus coûteux au service de la dette externe.

Le Maroc va profiter de la baisse du pétrole

Les pays comme l'Egypte, la Tunisie et le Maroc devraient profiter de la baisse des prix du pétrole. Ces trois pays présentent cependant des risques de sécurité élevés ou très élevés par rapport à ce que le rapport appelle des vides de pouvoir en Irak, la Libye et la Syrie.