Alors que Twitter a récemment procédé à la désactivation de milliers de comptes soupçonnés de diffuser la propagande de Da'ech, voilà que le réseau social fondé par Mark Zuckerberg annonce avoir mis à jour ses conditions d’utilisation pour lutter contre les discours radicaux, notamment ceux qui font l’apologie des groupes jihadistes comme l’Etat islamique autoproclamé.
Désormais, Facebook n'autorisera plus la présence de groupes qui font l'apologie «d’activités terroristes, d’organisations criminelles ou qui promeuvent la haine». Le réseau social retirera «les images explicites quand elles sont partagées par sadisme ou pour glorifier la violence». L’allusion est ici faite aux jihadistes de Daech qui déploient tout un arsenal idéologique pour diffuser leur cause sur Facebook et Twitter, parfois en théâtralisant la violence.
Le réseau social se réserve le droit d’effacer les contenus et de fermer les comptes lorsqu’il considère qu’il y a «une véritable menace physique ou un risque direct pour la sécurité publique».
Dans ses nouveaux « standards de communauté », Facebook a également décidé d’interdire la nudité, sauf pour des images d’allaitement, des œuvres d’art illustrant des personnages nus ou des photos médicales. Mais le principal objet de discorde concerne l’obligation d’utiliser son vrai patronyme, une demande impopulaire qui devrait contrarier ceux qui utilisent des noms de scène.