Les pourparlers politiques inter-libyens ont repris, vendredi matin à Skhirate, sous les auspices des Nations unies, en vue de trouver une issue politique à la crise qui sévit depuis plusieurs mois dans le pays.

Cette reprise intervient après une pause de plusieurs jours instaurée par la mission d'appui des Nations unies pour la Libye (MANUL) pour permettre aux parties d'"approfondir" les consultations au sujet des questions à l'ordre du jour, à leur tête les arrangements de sécurité pour arrêter les combats et la formation d'un gouvernement d'unité nationale pour mettre un terme à la division institutionnelle dans le pays.

Ces négociations, qui réunissent les différentes parties libyennes au conflit, se déroulent sous l'égide du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Bernardino Leon, en présence d'ambassadeurs étrangers en tant qu'observateurs.

Toutes les parties sont présentes ici à Skhirate dans un esprit "constructif" et "prêtes à faire des concessions" pour parvenir à un accord sur une sortie politique à la crise en Libye, qui "ne peut pas attendre", a déclaré à la presse le responsable onusien.

La poursuite des pourparlers devait avoir lieu jeudi à Skhirate. Elle a été ajournée à vendredi pour des raisons d'ordre technique et le départ retardé de certains négociateurs à partir de Tripoli, suite aux bombardements ayant ciblé tôt dans la journée l'aéroport de Zintane, en Libye.

Un premier cycle de ces négociations avait eu lieu à Skhirate du 5 au 7 mars courant.

L'instauration d'un cessez-le-feu, le rétablissement de la sécurité, le désarmement des groupes armés et la formation d'un gouvernement d'unité nationale figurent parmi les principaux points à l'ordre du jour de ces pourparlers qui se poursuivront samedi et dimanche.