Nouvelle progression pour la place financière de Casablanca qui s’installe désormais à la 42e place selon le nouveau classement de GFCI rendu public le lundi 23 mars. Lors du précédent classement GFCI (Global Financial Centers Index) en septembre 2014, Casablanca Finance City (CFC) était à la 51e place, ce qui correspond à une progression de 9 places.
C’est la seconde fois que CFC grimpe dans le classement. Lors de son entrée en mars 2014, CFC était à la 62e place selon le classement de référence des places financières dans le monde.
L’indice du Global Financial Centers est construit à partir de deux sources: des facteurs objectifs de compétitivité de la place financière et les réponses à une enquête de perception adressée aux professionnels internationaux de services financiers.
Les facteurs de compétitivité sont déclinés en cinq variables – environnement des affaires, capital humain, infrastructures, développement du secteur financier et facteurs généraux et réputationnels – et sont instrumentalisées à l’aide de divers indices internationaux.
La position de Casablanca s’est améliorée en termes relatifs mais également absolu puisque le rating de la place a progressé de 10 points. Casablanca a ainsi connu une réelle amélioration de sa notation auprès des répondants du secteur «services professionnels».
La montée dans le classement de CFC est en grande partie due au recul de plusieurs places européennes (Luxembourg, Francfort, Paris, Amsterdam), plombées par des facteurs défavorables pour l’environnement des affaires et notamment leurs mauvais indicateurs macro-économiques. Athènes, Rome, Madrid, Lisbonne et Reykjavik stagnent
L’index inclut également CFC dans le top 10 des places boursières appelées à prendre de l’importance dans les années à venir. La place de Casablanca bénéficie d’ailleurs d’une réputation favorable auprès des professionnels financiers.
Le rapport GFC souligne que la note subjective accordée à Casablanca excède largement l’évaluation quantitative de GFCI. Avec un différentiel de 148 points entre ces deux notes, Casablanca est la place qui a le meilleur avantage réputationnel.
Le rapport GFC cite à ce propos un gestionnaire d’actifs de Londres qui juge que «la réputation est plus importante que la réalité» en bourse. Le rapport tempère et signale toutefois un risque de surchauffe sur les places financières africaines de Casablanca et Johannesburg.
En septembre dernier, le patron de GFCI Mark Yeandle avait souligné qu’une entrée de CFC dans le top 30 était probable dans les prochaines années. Même si la prévision ne s’est pas encore réalisée, il est clair que CFC prend ses marques et s’installe durablement dans le paysage financier mondial.
Casablanca y arrivera certainement, mais d'une manière très progressive. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que la place marocaine s'est bien installée dans le paysage mondial des places financières.