Les chefs des quatre partis d’opposition, USFP, Istiqlal, UC et PAM ont été reçus vendredi, à leur demande, au cabinet royal. L’objet était de “dénoncer la manière dont le chef du PJD, Abdelilah Benkirane, qui a entamé une campagne avant l’heure, instrumentalise à des fins électorales, le nom du Roi dans ses meetings et dans ses interventions publiques“, selon Mohamed Abied, secrétaire général de l’UC, interrogé par almajalla24.
M. Abied confirme que les quatre partis d’opposition ont adressé au cabinet royal un mémorandum dans lequel ils contestent “ces agissements anti-démocratiques“ de M. Benkirane.
Outre M. Abied qui représentant l’UC, l’opposition était représentée par Mustapha Bakkoury, secrétaire général du PAM, Dris Lachgar, premier secrétaire de l’USFP et Toufiq Hajira qui représentait Hamid Chabat, en voyage.
Interrogée par Médias 24, une source proche du PJD s'étonne de cette démarche: "l'institution royale est un acteur majeur du champ politique", il est donc naturel que le nom du Roi soit cité lorsqu'on parle de politique. La même source énumère des exemples de demande d'arbitrage royal par l'opposition, y compris sur des différends politiques, comme ce fut le cas entre l'Istiqlal et le PJD au printemps 2013.