Tous les six mois, les autorités de la ville de Casablanca reçoivent des photos satellite de toutes les poches de bidonvilles de la région et les comparent à la précédente livraison. Ces images sont fournies par le centre de télédétection spatiale.
L'objectif est de s'assurer de l'avancement des plans d'éradication des bidonvilles, et surtout que les bidonvilles éradiqués ne sont pas reconstruits.
"Chaque caïd est responsable du nombre de baraques dans sa zone", a révélé le wali du Grand Casablanca, Khalid Safir, qui était l'invité de l'Ecole HEM, jeudi 2 avril à Casablanca.
Sur 110.000 ménages bidonvillois recensés en 2006, 50.000 ont été relogés, 40.000 sont en cours de recasement et les 20.000 restants seront relogés en 2016.
En d'autres termes, Casablanca sera déclarée ville sans bidonvilles en 2016.
Khalid Safir a expliqué que jusqu'à il y a une dizaine d'années, un tiers des Casablancais vivaient soit dans des bidonvilles, soit dans un habitat insalubre.
En plus de la résorption des bidonvilles, qui sera achevée en 2016, tous les quartiers sous-équipés et insalubres qui entourent Casablanca "sont en cours de restructuration", avec notamment le raccordement à l'assainissement, à l'électricité, à l'eau potable et la pose d'éclairage public.
Au cours de la même conférence, M. Safir a annoncé que Casablanca aura d'ici la fin de l'année 2015, son propre Samu médical gratuit.