Lors de la conférence de presse du jeudi 9 avril, les organisateurs du festival ont dévoilé les noms  des artistes qui se produiront du 14 au 17 mai à Essaouira. En concertation avec les promoteurs des autres  festivals, il a été convenu d’avancer les dates en prévision du ramadan qui aura lieu en juin.

Malgré un maigre budget festivalier de 12,6 MDH, une étude menée par le cabinet Valyans a montré que chaque dirham investi par le festival en génère 17 pour la ville et que le chiffre d’affaires des hôteliers, commerçants et restaurateurs de la cité des alizés est multiplié entre 2 et 7 fois.

Neïla Tazi, directrice du festival a révélé que le Maroc a déposé le 30 mars dernier une demande auprès de l’Unesco pour inscrire la culture gnaoua au patrimoine oral mondial et immatériel de l’humanité. Le processus devrait aboutir dans deux ans àl’occasion du vingtième anniversaire du festival.

Ce festival qui est devenu au fil des années le récipiendaire patrimonial des cultures du Maroc a une visibilité médiatique estimée à 80 MDH profitant à la ville d’Essaouira. Pour la première fois de son histoire, cette édition sera marquée par l’octroi d’une subvention de la municipalité d’Essaouira.

En partenariat avec la Fondation Hiba, le centre culturel L’Uzine de la Fondation Abdelaziz et Touria Tazi (Richbond) et le Boultek, le festival inaugurera un programme d’ateliers de formation, d’accompagnement et d’encadrement des jeunes artistes et musiciens souiris. 

La programmation musicale de cette édition propose un voyage sensoriel et émotionnel à travers les quatre continents. Elle commencera avecune fusion entre le maâlem Hamid El Kasri et l’artiste afghan Humayun Khan en présence d’une femme derviche tourneur.

Du côté marocain, les artistes présents seront Hindi Zahra, Aziz Sahmaoui, Darga , Barry, Mehdi Nassouli et bien d’autres encore.

L’afro-beat sera également de la partie avec une fusion inédite entre Tony Allen et le maâlem Mohamed Kouyou. Rappelons que le Nigérian a été le batteur de Fela Kuti, roi de l’afrobeat.

Après la formidable fusion gnaoui-jazz de l’année dernière entre Mustapha Baqbou et le bassiste Marcus Miller, c’est un autre compagnon du légendaire Miles Davis qui se livrera au même exercice.

Cette année, nous aurons donc droit à une prestation exceptionnelle du saxophoniste américain Kenny Garret qui, faut-il le rappeler, est la référence mondiale des souffleurs pour les connaisseurs.

A ce propos, notre rédaction vous invite à découvrir ce week-end son portrait musical dans notre rubrique musicale « Médias24 vous propose. »