Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar, s'est entretenu, lundi à Barcelone avec son homologue espagnol, José Luis Garcia Margallo, à la demande de ce dernier.

Les entretiens entre les deux ministres ont porté sur les relations bilatérales liant le Maroc et l'Espagne et les moyens de les promouvoir davantage afin de "faire face à toutes les tentatives désespérées de certaines parties de les saper".

M. Mezouar a rappelé, dans ce cadre, l'affaire relative à la fabrication d'un dossier de poursuite contre onze citoyens marocains pour des événements et des affrontements armés remontant à plus de quatre décennies, qui avaient des circonstances particulières et qui ont été examinés par l'Instance Equité et Réconciliation (IER), qui en a dévoilé la réalité et réparé les préjudices causés aux victimes présumées.

Le ministre a souligné qu'il s'agit de "manigances visant à porter atteinte au Maroc dans cette étape cruciale et à nuire à ses relations avec l'Espagne voisine".

MM. Mezouar et Margallo ont affirmé que le Maroc et l'Espagne assument leurs responsabilités pour préserver le niveau excellent de leurs relations et empêcher que quiconque puisse leur porter atteinte.

Dans un communiqué publié samedi 11 avril par le ministère des AE, le Maroc a exprimé son refus de principe de toute poursuite judiciaire contre des citoyens marocains à l'étranger pour des faits supposés avoir été commis sur le territoire national et qui demeurent du ressort de la justice marocaine.

Le communiqué évoque une "instrumentalisation politique" de faits datant de plus de 25 ans et pour certains de près de quatre décennies et concernant une période historique très particulière et des circonstances spécifiques liées à des hostilités armées d'une autre époque.

Le Maroc a exprimé sa disposition à coopérer pleinement avec les autorités espagnoles pour démontrer le caractère infondé des accusations.