L’annonce de l’entrée en campagne d’Hillary Clinton pour l’investiture du Parti démocrate a ravivé les critiques sur le versement de dons de gouvernements étrangers à la Fondation Hillary & Bill Clinton.
La fondation a donc révisé le 15 avril ses statuts pour n’autoriser les donations que de 6 Etats ayant déjà contribué à ses programmes: l’Australie, le Canada, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et le Royaume-Uni.
La fondation s’engage également à augmenter la fréquence de publications des donateurs, lesquelles seront trimestrielles et non plus annuelles.
Des gouvernements très généreux pour la fondation
Depuis 2001, la fondation a pourtant reçu des donations en provenance de 16 pays pour un montant situé entre 55 M et 130 M$, d’après les calculs effectués par Associated Press à l’appui de la liste de ses contributeurs.
Sur ces 16 pays, les donations de gouvernements du Moyen-Orient ont alimenté la controverse car ils sont accusés de répression envers leurs citoyens de ne pas respecter les droits des femmes.
Les critiques sur l’absence de transparence et d’éthique des comptes de la fondation ont redoublé depuis l’entrée en campagne de Mme Clinton dimanche dernier.
Rand Paul, potentiel opposant à la course présidentielle, avait souligné en début de semaine: « Hillary Clinton a reçu de l’argent de pays où les victimes de viol sont fouettées en public ». Parmi les pays visés, Associated Press cite l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar, Oman, le Koweit, l’Algérie et … le Maroc.
Le Maroc absent de la liste des donateurs
Or le Maroc ne figure pas sur la liste des donateurs rendue public par la fondation depuis sa création.
En revanche, l’OCP y figure au titre des contributeurs ayant donné entre 1 et 5 M$. La semaine dernière, la presse américaine révélait le versement d’un M$ de l’OCP à la fondation pour l’organisation du Clinton Global Initiative Middle East and Africa Meeting prévu en mai à Marrakech.
La fondation a également annoncé qu’elle n’organiserait plus les rencontres internationales du Clinton Global Initiative en dehors de celle programmée à Marrakech. Par conséquent, la rencontre prévue initialement à Athènes en juin n’aura pas lieu.