L’agence de notation Standard & Poor’s ouvre la saison des notations souveraines, et confirme la note de BBB- attribuée en novembre 2014 à la dette marocaine de court et long terme libellée en monnaie étrangère. La dette en Dirhams reçoit également la même notation que précédemment soit A-3.

L’agence anticipe une accélération de la croissance conduite par une production en hausse de secteurs à plus grande valeur ajoutée, comme l’automobile, l’aéronautique et l’électronique. Les revenus des phosphates et du tourisme sont également amenés à croître.

D’après les prévisions relayées par S&P, la croissance économique devrait s’accélérer à 5% en 2018 et le PIB/habitant progresser à un rythme moyen annuel de 3% jusqu’en 2018.

S&P signale néanmoins des obstacles à l’investissement, comme les faiblesses du système judiciaire.

 Les larges déficits de la balance publique et de la balance courante devraient continuer à se résorber, même si leur financement est amené à accroître le poids de la dette publique intérieure et extérieure. La baisse des cours du pétrole a conduit l’agence à réévaluer à la baisse les prévisions de déficit public. L’agence de notation qui prend en compte la récente révision du panier de cotation du dirham signale toutefois que ces gains sur le déficit public pourraient être contrebalancés par la poursuite de la dépréciation de l’euro contre le dollar, entraînant la dépréciation du dirham contre le dollar.

S&P prévoit que la BAM conservera encore pendant au moins deux ans le régime de change fixe du dirham, dans l’attente d’un environnement macroéconomique plus favorable.