Le ministre délégué chargé de la fonction publique et de la modernisation de l'administration, Mohamed Moubdii, a indiqué que les dernières retouches sont apportées actuellement au projet de recrutement par contrat au Maroc qui entre en vigueur au cours de cette année.

Dans un entretien accordé à la MAP au Caire, M. Moubdii a soutenu que le recrutement par contrat est de nature à impulser une nouvelle dynamique à l'administration, à inciter l'administration et les fonctionnaires à mieux accomplir leurs tâches, améliorer la rentabilité, et à assurer une meilleure constance dans le travail en plus du fait qu'il favorise la candidature à la fonction publique de personnes disposant de la qualification nécessaire.

Le problème, a-t-il poursuivi, ne se pose pas au niveau des fonctionnaires, mais à celui de leur rentabilité et réside dans le fait que l'administration ne dispose pas de mécanismes capables de motiver le fonctionnaire et qui lui poussent à atteindre une meilleure rentabilité.

Le ministre a également évoqué la question de la formation continue des fonctionnaires qui deviendra une obligation pour l'administration et "un des droits du fonctionnaire".

La formation continue sera aussi la référence de base pour l'avancement du fonctionnaire et, non seulement, l'ancienneté comme seul critère, a-t-il dit.

L'avancement est actuellement basé uniquement sur l'ancienneté ce qui, a-t-il souligné, fait que près de 65% des fonctionnaires dans l'administration publique marocaine sont constitués de hauts cadres alors qu'ils manquent de formation et d'efficacité.

A l'avenir, on tiendra compte pour l'avancement des fonctionnaires aussi bien de leur ancienneté que de leur rendement, ainsi que du niveau de leurs formations, a-t-il dit.

Une administration efficace et rentable est tributaire d'une discipline, et d'une évaluation de la rentabilité, a-t-il affirmé, mettant l'accent sur le rôle des responsables des administrations publiques dans cette évaluation, particulièrement en ce qui concerne le travail des fonctionnaires, relevant que certains responsables des administrations évaluent positivement l'ensemble des fonctionnaires alors que les citoyens se plaignent des administrations en question.