Etre jugé dans un tribunal marocain en utilisant la langue amazigh, c’est ce qui vient de se passer dans le tribunal à Tiznit.

C’est le juge Ibrahim Akhrichi dans le tribunal de première instance à Tiznit qui a pris cette initiative. Constatant que les personnes jugées ne comprenaient pas l’arabe, le juge a ainsi débuté son procès en langue amazigh.

Le fait que l’ensemble des personnes et institutions concernées comprenaient l’amazigh a beaucoup aidé, comme nous le souligne Ahmed Arehmouch, avocat et militant de la Fédération national des associations amazighs.  

Arehmouch nous dit qu’en tant que militant et avocat amazigh, c’est la première fois qu’il relève d’une telle initiative dans les tribunaux marocains depuis la constitution de 2011.

Une initiative qu’il accueille avec beaucoup d’enthousiasme puise qu’elle applique le 6e but de la charte de la réforme de la justice. Dans ce but, la charte stipule qu’il faut garantir aux accusés/plaignants le droit de communiquer en amazigh.