La décision de trois centrales syndicales de boycotter les célébrations du 1er mai de cette année est "une décision souveraine", a affirmé, mercredi à Rabat, le ministre de l'Emploi et des affaires sociales, Abdeslam Seddiki.

Après avoir écarté la possibilité de la tenue d'un nouveau round de dialogue social avant le 1er mai, le ministre a indiqué, lors d'une rencontre avec la presse, que le dialogue reste ouvert et que "le malentendu sera dépassé prochainement".

L'UMT, la CDT et la FDT avaient annoncé, plus tôt dans la journée à Casablanca, leur décision de boycotter les festivités du 1er mai, en signe de protestation contre "la position irresponsable" du gouvernement vis-à-vis des revendications de la classe ouvrière marocaine.

Evoquant le bilan social de l'année 2014, le ministre a rappelé la décision d'augmenter de 10% le Smig en vigueur dans le secteur privé, dont la réalisation intervient en deux tranches, la première de 5% qui prenait effet à partir du 1er juillet 2014, alors que la deuxième tranche entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2015.

Le ministre a également présenté les chiffres sur le taux de chômage, faisant noter que ce taux était de 9,9% en 2014.

Il a également abordé l'insertion de 34.000 chercheurs d'emploi, la prospection de près de 105.000 offres d'emploi à l'horizon 2016, l'amélioration de l'employabilité de près de 18.500 chercheurs d'emploi et la prospection de près de 90.000 offres d'emploi courant 2014 en plus de l'accompagnement de plus de 1.400 porteurs de projets.