Hassad et Fernandez Diaz étaient encore ensemble le 28 avril dernier à Lisbonne en compagnie de leurs homologues portugais et français. Concertations et coordination entre les quatre pays de la Méditerranée occidentale se font désormais plus fréquentes.

Si les sources à Rabat ou Madrid parlent des classiques et importants sujets de la pression migratoire et du jihadisme, c’est que ceux-ci changent constamment de nature.

A la veille de l’été et après la fin de la phase de régularisation des étrangers en situation irrégulière au Maroc, la pression est forte de voir des groupes de jeunes Subsahariens forcer les murs de Sebta et de Mélillia et quitter le Maroc par la mer également.

Sur le jihadisme, les filières de recrutement, en Espagne comme au Maroc, passent par toutes les villes du pays. Les incidents sont autant le fait de militants aguerris que d’individus “instables“ vulnérables à la propagande.

La réunion Hassad-Diaz est annoncée depuis vendredi soir sur la page Twitter du ministère espagnol de l’Intérieur  avec des portraits très souriants des deux ministres.