Invité de l’émission Europe 1 le dimanche 3 soir, l’ancien ministre de l’Intérieur français Jean-Pierre Chevènement s’est prononcé sur l’enquête menée sur 14 les soldats français soupçonnés de viol d’enfants en Centrafrique au cours de l’opération Sangaris en début 2014.

Mettant notamment l’accent sur la difficulté de la mission en raison de l’instabilité du pays et du début de la saison des pluies, Chevènement a déclaré : « Il est clair que le fait de se trouver au contact des populations malheureuses, abandonnées, peut favoriser les comportements de ce type ».

Interrompu par la journaliste qui lui rappelle que François Hollande insiste sur l’intransigeance à adopter vis-à-vis de ces évènements, l’ancien ministre a précisé que l’enquête n’a de toute façon pas encore abouti et qu’il faut attendre une confirmation des soupçons avant d’incriminer les militaires.

« L'armée rend beaucoup de services et s'acquitte avec beaucoup de professionnalisme des tâches qui lui sont confiées. Son intervention au Mali a permis qu'un grand pays, au cœur de l'Afrique de l'ouest, ne bascule pas dans le djihadisme », a-t-il conclu.