La chambre criminelle de 1er degré chargée des affaires de terrorisme près l'annexe de la Cour d'appel à Salé a prononcé, jeudi, des jugements allant de six mois à cinq ans de prison ferme à l'encontre de huit accusés poursuivis pour des faits liés au terrorisme, dans deux affaires séparées.
Concernant le premier dossier, le tribunal a prononcé une peine de 5 ans de prison ferme contre l'accusé principal condamné pour "constitution d'une bande criminelle en vue de préparer et commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public", "possession et maniement d'armes" et "suivi d'entrainements paramilitaires".
Dans le même dossier, la chambre a rendu également des verdicts allant de 2 à 3 ans de prison ferme à l'encontre de quatre autres individus pour "constitution d'une bande criminelle en vue de préparer et commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public", "tentative d'extorsion de fonds" et "non dénonciation".
Dans le deuxième dossier, deux mis en cause ont écopé de deux ans de prison dont huit mois ferme pour "non dénonciation", tandis qu'un autre prévenu a été condamné à six mois de prison ferme pour "non dénonciation de crime terroriste".
Le représentant du parquet avait requis la condamnation des mis en cause selon les actes de la poursuite.
Le juge d'instruction chargé des affaires de terrorisme près l'annexe de la Cour d'appel de Salé avait ordonné, mercredi, la mise en détention à la prison locale de Salé de neuf personnes, dont un ancien officier de police, poursuivies pour des actes liés au terrorisme, suite à leur audition dans le cadre de l'interrogatoire préliminaire, a-t-on appris de source judiciaire.
Les mis en cause, originaires de Meknès pour la plupart, sont poursuivis pour "constitution d'une bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public à travers l'intimidation, la terreur et la violence et tenue de réunions sans autorisation".
Les éléments du Bureau central d'investigations judiciaires avaient déféré, mercredi, les membres de cette cellule devant le procureur général du Roi près la Cour d'appel de Rabat.