Le secrétaire général du parti du Mouvement populaire (MP), Mohand Laenser, a affirmé, lundi à Rabat, que son parti ne connaît pas de crise et que les leaders "de ce qu'on appelle le mouvement réformateur" ne disposent d'aucune représentativité au sein de la formation politique.
"Il n'y a ni crise au sein du parti, ni divergences susceptibles de le menacer d'implosion", a-t-il tenu à souligner lors d'une conférence de presse, notant que les leaders de ce qu'on appelle un mouvement réformateur au sein du MP "ne disposent pas de représentativité et n'ont aucune présence organisationnelle qui leur est propre".
A cet égard, M. Laenser a fait savoir que certains membres de ce mouvement ont présenté leur démission des structures du parti depuis des années tandis que d'autres n'ont pas pu adhérer aux organes élus du MP ou remporter les circonscriptions locales dans lesquelles ils étaient candidats.
Selon un document d'éclaircissement du secrétariat général du parti distribué à cette occasion, les personnes appartenant à ce qui est appelé le mouvement réformateur "représentent une voix discordante qui entache la pratique politique" et procèdent "à des actions irresponsables dépourvues de tout fondement légal ou organisationnel".
M. Laenser a par ailleurs exposé la position du MP vis-à-vis d'un certain nombre de questions, notamment la dernière réunion de l'Instance de la coalition de la majorité, le report des échéances électorales et le débat autour de l'avant-projet de réforme du Code pénal.
Concernant la réunion de l'Instance de la présidence de la coalition de la majorité tenue samedi à Rabat, le secrétaire général du MP a rappelé la décision issue de cette réunion qui consiste à la mise en place d'un groupe de travail pour élaborer une approche collective des prochaines échéances électorales, précisant que ce groupe sera constitué au cours de la semaine.
Pour ce qui est du report des prochaines élections, M. Laenser a réaffirmé que ni son parti, ni ceux de la majorité ou de l'opposition n'ont demandé ce report qui, a-t-il dit, "est exclu et n'est pas dans l'intérêt du pays".
A propos du débat suscité par l'avant-projet de réforme du Code pénal, notamment en rapport avec les libertés individuelles et l'abolition de la peine de mort, le secrétaire général du MP a insisté que tout texte légal doit prendre en considération la réalité de la société.
(Avec MAP)