Un infirmier italien ayant regagné récemment son pays après un séjour en Sierra Leone, est devenu le premier cas d'Ebola enregistré en Italie, indique mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Le patient a commencé à ressentir les symptômes de la maladie dimanche dernier, soit 72 heures après son retour d'Afrique où il a exercé en tant que bénévole", précise l'OMS dans un communiqué.
Il a été transféré le lendemain à l'Hôpital de Sassari en Sardaigne, où il a été testé positif à Ebola par le centre de référence de l'Institut italien des maladies infectieuses.
Selon le ministère italien de la Santé, le patient s'était engagé auprès de l'ONG Emergency dans un centre de soins en Sierra Leone. Il devrait être hospitalisé à Rome dans le même établissement où avait été traité un médecin ayant également travaillé pour l'ONG italienne.
Le médecin Fabrizio Pulvirenti avait contracté le virus fin novembre à Lakka, en Sierra Leone, où il travaillait pour Emergency depuis octobre, et avait été déclaré guéri début janvier 2015.
L'OMS vient d'annoncer officiellement la fin de l'épidémie au Liberia, tout en appelant à observer la vigilance en raison de la présence du virus en Guinée et en Sierra Leone voisines.
Le nombre des nouveaux cas d'Ebola est tombé sous la barre des dix aussi bien en Sierra Leone qu'en Guinée, le plus bas niveau depuis un an.
L'épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait quelque 11.000 morts sur un total de plus de 26.000 cas recensés, selon les derniers chiffres de l'agence onusienne.
Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Il laisse peu de chances de survie, soit en moyenne 47% pour l'épidémie actuelle.