La mythique place Bab Makina, accès principal au Palais Royal de Fès, a ouvert ses portes samedi dernier à l’un des grands chanteurs romantiques arabes, le Tunisien Saber Rebai. Si les fans ont dû patienter plus d’une heure à cause des intempéries pour voir celui qu’on surnomme « le prince de la chanson arabe », ils ont en revanche été gâtés.
« Je m’excuse pour ce retard et je vous remercie beaucoup de votre patience. Je vous promet une belle soirée.» Pari réussi pour Saber Rebai. Après ces quelques mots d’excuses, l’artiste tunisien à la voix à la fois tendre et puissante, a émerveillé le public fassi par ses meilleurs morceaux romanesques, « Ajmal Nissae Dounia », « Ajmal Mokhtassar », « Ya assal » ou encore « Athadda Al Alam ».
Accompagné d’un orchestre dirigé avec brio par Kais Melliti, Saber Rebai, en costume gris et chemise blanche, a livré une prestation qui lui a value des applaudissements interminables, des youyous, et même des prières sur le prophète Mohammed. Une grande réussite malgré le mauvais temps pour la tête d’affiche de cette 21ème édition du festival des Fès des musiques sacrées du monde.
Toutefois, les conditions climatiques ont eu raison du concert prévu le lendemain dimanche 24 mai. Les organisateurs ont en effet annulé le concert « Africa Spirit » qui devait être assuré par grande diva du Mali, Oumou Sangaré, et le grand chantre du reggae africain, Tiken Jah Fakoly.
Les organisateurs offrent en contrepartie du billet payant du concert d’Africa Spirit les billets des deux concerts «The temptations », un groupe américain de soul, rhythm and blues, et « la soirée andalouse » avec Mohammed Briouel, Beihdja Rahal, Sonia Mbarek, Sanaa Maharati, Nabile Maan et Marouane Haji.
Placé sous le thème « Fès au miroir de l’Afrique », cette 21ème édition du festival de Fès des musiques sacrées propose comme à l’accoutumé une riche programmation : concerts, spectacles, forums et débats sur les chemins spirituels ou encore le pluralisme linguistique en Afrique.
Le festival se tiendra jusqu’au 30 mai et sera clôturé par l’une des plus belles voix de la péninsule arabique, Hussain Al Jassmi.