Selon la directrice de l’Institut Pasteur au Maroc, Naima El Mdaghri, interrogée par Al Majala 24, la loi de Finances de 2013, dans son article 25, n’intègre pas l’Institut Pasteur dans la liste des institutes pouvant traiter avec les détenteurs de la carte Régime d’assistance médicale aux économiquement démunis (Ramed).
D’après la directrice, « l’Institut traitait avec les détenteurs du Ramed uniquement pour effectuer des analyses spécialisées qu’aucun hôpital ne peut réaliser. »
Mme El Mdaghri pointe du doigt les hôpitaux qui selon elle « veulent se débarrasser de ses patients, même si elles sont à même à réaliser des analyses médicales normales. L’Institut Pasteur avait beaucoup de pression car les hôpitaux ont pris l’habitude de nous envoyer les patients pour des analyses normales » déplore-t-elle.
Une situation qui n’a pas épargné les caisses de l’institut. « L’institut souffre beaucoup sur le plan financier. Notre déficit budgétaire a atteint les 10 MDH ».