Le nombre de sous-alimentés passe sous la barre des 800 millions pour la première fois d’après un rapport conjoint des agences spécialisées sur l’insécurité alimentaire dans le monde, publié mercredi 27 mai par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
795 millions de personnes sont toujours en situation de sous-alimentation, soit 167 millions de moins sur la dernière décennie et une diminution d’un quart en 25 ans.
72 pays sur 129, dont le Maroc, ont atteint l’Objectif Millénaire Numéro un défini à New York en 2000 et qui visait à réduire de moitié la faim sur 15 ans.
Le Maroc et l’Algérie font partie des pays dont la proportion des personnes sous-alimentés est en dessous de 5%, alors que la Tunisie et l’Egypte restent proches de 5% depuis 1990-1992.
23.2% de la population en Afrique subsaharienne est en état de sous-alimentation, notamment en Centrafrique, Côte d’Ivoire, Liberia, Madagascar, Namibie, Ouganda, Tanzanie et Zambie, où les progrès sont jugés « très lents ».
Les progrès les plus marquants on été réalisés par le Brésil, le Chili, le Venezuela et la Bolivie en Amérique Latine, ou encore la Chine, la Thaïlande, la Birmanie et le Vietnam en Asie.
Le rapport conseille, pour maintenir cette progression, d’augmenter la capacité de production des agriculteurs, ainsi que leur productivité et leur accès aux marchés.
"La croissance économique est importante mais pas suffisante, surtout elle doit inclure tout le monde", explique Stanlake Samkange, responsable du Programme alimentaire mondial, selon l’AFP.
Les barrières principales à « l’objectif Faim Zéro » sont présentées comme étant l’instabilité politique et les catastrophes naturelles, ainsi que le changement climatique qui impacte l’agriculture ou encore les crises financières et les crises sur les prix.