Dans un communiqué, les autorités américaines précisent que les mis en cause sont impliqués dans une affaire de blanchiment d'argent qui a duré plus de 20 ans.

Par ailleurs, le siège de la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf), situé à Miami, a été perquisitionné dans le cadre de cette procédure, selon la même source.

Les personnes inculpées dans cette affaire sont Jeffrey Webb, vice-président de la Fifa et président de la Concacaf, Eduardo Li, membre des comités exécutifs de la Fédération internationale de Football (FIFA) et de la Concacaf, Julio Rocha, chargé du développement à la FIFA, Costas Takkas, attaché au cabinet du président de la Concacaf, Eugenio Figueredo, actuel vice-président de l'instance dirigeante du football mondial.

La procédure concerne également Rafael Esquivel, membre du comité exécutif de la Conmebol, José Maria Marin, membre du comité d'organisation de la Fifa pour les jeux Olympiques, et Nicolas Leoz, ancien membre du comité exécutif de la FIFA, ainsi que Jack Warner, un ancien membre du comité exécutif de la FIFA.

En Suisse, le ministère public avait indiqué, dans un communiqué, avoir saisi des documents et des données électroniques au siège de la FIFA à Zurich dans le cadre d'une "procédure pénale contre inconnu pour soupçon de gestion déloyale et de blanchiment d'argent".

Une opération menée à la demande de la justice américaine

Plus tôt dans la matinée de mercredi, on apprenait l’arrestation à Zurich de six fonctionnaires de la FIFA, accusés de corruption aux Etats-Unis, selon le ministère suisse de la Justice.

"L'opération a été lancée à la demande des autorités américaines, via l'Office fédéral de la justice", a précisé le département dans un communiqué.

Auprès de la police zurichoise, on affirme que les personnes arrêtées devraient être entendues mercredi sur les faits qui leur sont reprochés.

Après l'annonce des arrestations, un porte-parole de la FIFA a déclaré que la fédération cherche "à clarifier" la situation mais sans fournir davantage de précisions.

Les accusations portées contre les fonctionnaires mis en cause font état d'un "système de corruption généralisé depuis une vingtaine d'années", selon le New York Times qui cite des enquêteurs américains. D'après le journal américain, les soupçons toucheraient le marketing, le sponsoring et les contrats de rediffusion télévisée.

Selon l'Office fédéral suisse de la justice, des représentants des médias et du marketing sportif auraient fait des versements à des hauts fonctionnaires de la FIFA et d'organisations affiliées afin d'obtenir des droits médiatiques et de sponsoring pour les compétitions organisées aux Etats-Unis et en Amérique du Sud.

L'élection du président maintenue pour vendredi

La FIFA a décidé de maintenir son congrès prévu vendredi, durant lequel sera élu un président de l'instance dirigeante du football mondial en dépit du scandale de corruption qui l'agite.

"Le congrès prévu vendredi est maintenu, et l'élection du président demeure à l'ordre du jour", a déclaré à la presse le porte-parole de la FIFA, Walter De Gregorio, peu après l'arrestation de six hauts fonctionnaires de la fédération.

Dans un communiqué, le ministère public suisse a indiqué avoir saisi des documents et des données électroniques au siège de la FIFA à Zurich dans le cadre d'une "procédure pénale contre inconnu pour soupçon de gestion déloyale et de blanchiment d'argent". Les documents et données saisis sont en rapport avec l'attribution des Coupes du monde de football 2018, en Russie, et 2022, au Qatar, a précisé la même source, affirmant avoir ordonné "à plusieurs établissements financiers de transmettre des documents bancaires".

(Avec MAP)