Rabat construit actuellement 110 km de mur à la frontière maroco-algérienne. 14 km supplémentaires sont projetés d’ici la fin de l’année. Ce mur est équipé de caméras et de détecteurs de mouvement rapportent Yabiladi et l’agence EFE.
Mardi 26 dernier dernier au parlement, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane avait évoqué ce mur l’expliquant par «les litiges existant entre les deux pays». Le ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad l’avait expliqué par «les risques terroristes».
Outre les menaces d’infiltrations terroristes, le Maroc reproche à Alger de ne pas contrôler les flux migratoires qui remontent de la bande sahélienne jusqu’aux frontières des deux pays. Plusieurs milliers de subsahariens passent la frontière maroco-algérienne chaque année. Mélillia et Sebta constituent deux destinations importantes pour les candidats à l’émigration clandestine vers l’Europe.
L’Algérie reproche aussi au Maroc les flux de haschich dans un sens, et Rabat reproche à Alger le trafic de carburant dans l’autre.
Des centaines de réfugiés syriens ont également traversé la frontière entre les deux pays depuis le déclenchement de la guerre civile en Syrie. La frontière entre le Maroc et l’Algérie est officiellement fermée depuis août 1994. Mais les deux pays entretiennent des relations diplomatiques et des liaisons aériennes.