Nabil Ayouch était l'invité du Morning de Momo vendredi matin sur Hit Radio.

Le réalisateur est apparu attachant et fragile, un peu dépassé par l'ampleur prise par la polémique: "Je me serais bien passé de cette notoriété. Je n’ai pas fait ce film pour provoquer sur un sujet mouhim [important]".

Au sujet de la préparaton du film: "La chose la plus violente, qui m’a donné le courage d’aller jusqu’au bout, c'est lorsqu'une jeune femme lui a dit: Je donne tout à mes parents, mon âme, mon argent, j’aurais aimé de l'affection, de l'amour", elles vivent mal d'être réduites à un portefeuille, une carte de crédit…

Nabil Ayouch axe une partie de sa défense sur le fait que la décision d'interdiction n'est pas légale, qu'elle ne lui a pas été notifiée, et qu'elle n'a pas respecté la procédure qui aurait voulu qu'une demande de visa soit déposée au CCM et que la commission de visionnage statue.

En réalité, le visa est une chose et une interdiction de niveau gouvernemental en est une autre. Il y a une hiérarchie des lois, une hirarchie des centes de décision et même lorsque le CCM délivre un visa, une autorité gouvernementale peut interdire le film.