Le ministre chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration, Mohamed Moubdii a relevé, mardi que son département se penche actuellement sur la réforme des système des rémunérations en vue de garantir une équité dans les droits de l'ensemble des fonctionnaires.

Intervenant à la chambre des représentants, le ministre a relevé que les déséquilibres qui entachent ledit système s'expliquent principalement par la prédominance des allocations par rapport au salaire de base, ajoutant que le système en vigueur consacre les disparités au niveau des indemnisations.

Il a, en outre, souligné que son département est en train de finaliser la réforme du système après l'approbation par le Conseil supérieur de la Fonction publique du cadre général de la réforme.

Dans un cadre lié, M. Moubdi a souligné que le statut de la fonction publique est en cours d'étude et sera soumis à la discussion et au dialogue social, relevant la nécessité d'élargir le débat, en y associant les centrales syndicales et représentatives.

Répondant à une question sur "le redéploiement au niveau de la fonction publique", le ministre a fait remarquer l'absence des mécanismes de mutation, d'affectation et de mise à disposition des fonctionnaires auprès d'autres administrations, soulignant que le ministère a œuvré pour faciliter la procédure d'affectation, à travers la réglementation et la clarification de la modalité de mise à disposition.

Le gouvernement oeuvre à compléter le projet de décret, devant être présenté prochainement au conseil du gouvernement et portant mutation des fonctionnaires d'une administration à une autre sur deux étapes, soit en manifestant un intérêt ou en répondant à une nécessité de service, a indiqué le ministre, ajoutant qu'une commission, rattachée au chef du gouvernement, devrait voir le jour afin d'examiner les différents besoins de services et satisfaire les différentes demandes des fonctionnaires en la matière.

Par ailleurs, le ministre a souligné que l'opération de sélection sur la base des notes et des mentions dans les concours professionnels pour l'intégration à la fonction publique est "interdite et n'est pas en vigueur".

M. Moubdii a fait savoir que les concours professionnels pour l'intégration à la fonction publique sont soumis à des procédures constitutionnelles, juridiques et organisationnelles qui garantissent le respect du principe du mérite.

Il a également souligné que des ministères organisent des épreuves écrites, orales et pratiques de manière à garantir une conformité entre les ressources humaines employées et les besoins de l'administration, ajoutant que toute demande ne remplissant pas les conditions requises est rejetée lors de l'opération de sélection.