A l’issue d’une réunion qui a eu lieu ce lundi 15 juin, le front syndical UMT-CDT-FDT-Azzouzi et l’UGTM ont décidé de répondre présent à l’invitation du chef du gouvernement.
Malgré une invitation de dernière minute, les syndicats les plus représentatifs ont accepté de se retrouver mercredi 17 juin avec Abdelilah Benkirane autour de la table des négociations.
Joint par Médias 24, Mohamed Larbi Khrimim, membre du bureau central de la FDT Azzouzi déclare que cette participation est un gage de bonne volonté du front syndical:
«Si nous avions opposé une fin de non-recevoir, Benkirane se serait empressé de dire que nous ne sommes pas des hommes de dialogue. Nous voulons influer sur le cadre et l’agenda pour discuter de l’augmentation des salaires et des revenus des travailleurs. C’est une condition sine qua none pour la suite des discussions du dialogue social.
«Monsieur Benkirane nous proposé deux axes de discussion sur la réforme des retraites et sur l’évaluation des rounds précédents du dialogue social. Pour nous, il n’y a rien à évaluer car toutes les négociations préalables ont capoté et le dossier des retraites doit faire l’objet d’un débat national car c’est un sujet sensible qui engage l’avenir de la nation».
Mohamed Kafi Cherrat, secrétaire général de l’UGTM nous explique que son syndicat sera présent pour écouter les propositions du chef du gouvernement.
«Même si nous ne sommes pas vraiment optimistes sur un accord, il est hors de question pour nous de pratiquer la politique de la chaise vide».
Dans une lettre adressée au chef du gouvernement et rendue publique après la réunion de ce lundi 15 juin, les trois syndicats maintiennent leur cahier revendicatif: hausse des salaires dans la fonction publique, amélioration des allocations familiales, baisse de l'impôt sur le revenu…