La ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haite, a indiqué, mercredi à Rabat que sur 383 stations qui ont fait l'objet d'un nombre suffisant de prélèvements pour le classement, 373 sont conformes pour la baignade, ce qui représente 97,39%, tandis que les 10 stations restantes sont déclarées microbiologiquement non conformes (2,61%).

Les principales sources de pollution identifiées sont les dysfonctionnements au niveau des réseaux d'assainissement (pompes, réseaux unitaires, raccordement illicite aux réseaux pluviaux), les apports de pollution lors des orages en saison estivale et les pollutions accidentelles, a précisé Mme El Haite, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse dédiée à la présentation des résultats de surveillance de la qualité des eaux de baignade des plages du Maroc.

La ministre a également indiqué que l'écolabel pavillon bleu sera hissé cet été sur 23 plages parmi les 80 inscrites cette année dans le programme national "Plages Propres".

Il s'agit de Achakar (Tanger Asilah), Aglou Sidi Moussa (Tiznit), Arekmane (Nador), Ba Kacem (Tanger-Asilah), Bouznika, El Moussafir (Dakhla), Essaouira, Foum El Oued (Laâyoune), Haouzia, Mme Choual (Aïn Diab Extension), Oualidia, Oued Laou (Tétouan), Foum Labouir (Dakhla), Safi, Saïdia, Sidi Rahal, Skhirate, Sol (Tanger Asilah), Souiria Lakdima (Safi), Station touristique de Saïdia, Beddouza, Aïn Diab et Mirleft.

Les stations non conformes à la baignade se concentrent sur Tanger et Casablanca, qui sont des métropoles en développement urbain, industriel et portuaire intense et qui exigent plus d'effort de réflexion et d'investissement pour la réalisation des stations de traitement des eaux usées, avec l'amélioration du réseau d'assainissement et la réalisation de décharges contrôlées.

Il s'agit des plages de Tanger-ville, Markala, Jbila (Préfecture de Tanger-Asilah) et Petit Zenata, Sâada et Chahdia (wilaya de Casablanca).