Le bassin du Tensift subit une forte pression économique et touristique qui a nécessité le transfert d’eau en provenance d’autres bassins. Grâce aux précipitations de l’hiver dernier, le taux de remplissage des barrages a atteint 96%.

Lors d'un point sur la situation dans le bassin du Tensift, la ministre déléguée chargée de l'Eau, Charafate Afailal a indiqué que les besoins en eau du bassin, qui sont actuellement de l’ordre de 1,775 milliard de m3 par an, vont augmenter pour atteindre un volume annuel de 1,833 milliard de m3 à l’horizon 2030. Ce qui a d’ores et déjà nécessité le recours au transfert de l’eau à partir du bassin de l'Oum Er Rbia, dans le cadre la solidarité nationale dans la gestion de l’eau, afin de maintenir l’équilibre nécessaire pour accompagner l’essor économique du bassin, et ce en attendant l'activation du grand projet national de transfert de l'eau du nord vers le sud.

Mme Afailal a ensuite mis en avant quelques-unes des réalisations phares de l’Agence au titre de l’année 2014. Il s’agit notamment du démarrage des travaux d’aménagement du barrage Ouagjdite dans la province d’Al Haouz, avec un coût global de 60 millions de DH, en plus du lancement de projets pilotes de collecte des eaux pluviales.

L’agence a en outre poursuivi les travaux d’aménagement de l’oued Issil, destiné à la protection de la ville de Marrakech contre les inondations. La première partie du projet, d’un coût de 22 millions de DH, est déjà achevée, tandis que les travaux  pour la réalisation de la seconde partie du projet sont actuellement en cours, avec une enveloppe de 26 millions de DH.

L’agence a par ailleurs procédé à l’élaboration, dans un cadre de partenariat, de projets de collecte et de traitement des eaux usées et des margines, pour contribuer à la protection des ressources en eau contre la pollution.

Pour ce qui est de la gestion des ressources en eau, il y a lieu de signaler que malgré la conjoncture hydrologique défavorable, suite au déficit pluviométrique enregistré l’année dernière, l’Agence du Tensift a pu gérer d’une façon rationnelle les réserves d’eau stockées dans les retenues des barrages. Ce qui a permis de satisfaire les besoins en eau potable du pôle de Marrakech et garantir un minimum d’eau d’irrigation.

En revanche, la situation hydrologique a été caractérisée cette année par des précipitations importantes. Le taux de remplissage global des grands barrages dans le bassin est ainsi passé de 35,3% en juin 2014 à 96% en juin 2015, ce qui équivaut à un volume d’eau stocké de près de 390 millions de m3.

Par ailleurs, et dans le cadre de la coopération Maroco-allemande, deux ateliers ont été organisés pour le démarrage de l’étude d’élaboration du contrat de la nappe du Haouz-Mejjate, et de l’étude de collecte et de traitement des données hydrauliques et de télédétection, ainsi que la désignation de bureaux d’études pour l’élaboration des études de faisabilité des plans de gestion intégrée des ressources en eau dans le bassin de Chichaoua et dans le bassin de Rhéraya-Al Bahja.