Le FEC envisage l’émission de 7.000 à 10.000 titres obligataires non cotés, d’une valeur nominale de 100.000 DH. Le montant total de l’opération ne devra en aucun cas excéder la somme de 1 milliard de DH.
La présente opération offre plusieurs choix aux investisseurs :
-une maturité de 15 ans, avec un taux révisable chaque 5 ans, pour une prime de risque comprise entre 80 et 100 points de base, soit un taux compris entre 4,03% et 4,23%,
-une maturité de 15 ans, avec un taux fixe, comprenant une prime de risque comprise entre 90 et 110 points de base, soit un taux compris entre 4,60% et 4,80%,
-une maturité de 10 ans, avec un taux révisable annuellement, ainsi qu'une prime de risque comprise entre 60 et 80 points de base, soit un taux compris entre 3,23% et 3,43%.
La période de souscription débutera le 3 juillet 2015 et sera clôturée le 7 juillet 2015 inclus.
Les souscripteurs visés sont les investisseurs qualifiés de droit marocain, notamment les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), les compagnies financières, les établissements de crédit, les entreprises d’assurance et de réassurance, la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et les organismes de retraite et de pension. Les souscriptions doivent être faites en numéraire, quelle que soit la catégorie de souscripteurs.
Le FEC veut maintenir la croissance de son activité
Le recours par le FEC au marché obligataire vise principalement:
– le financement de son activité ;
– la diversification des sources de financement à long terme et la poursuite de l’optimisation des coûts de financement ;
– la consolidation de son image vis-à-vis des principaux partenaires et le renforcement de son positionnement en tant qu’émetteur régulier sur le marché obligataire.
En effet, le FEC veut maintenir l’évolution favorable de son activité. En 2014, le fonds a réalisé un produit net bancaire (PNB) de 361 millions de DH, en hausse de 7,1% par rapport à l'année précédente, affichant le niveau le plus élevé jamais atteint.
Aussi, le résultat brut d’exploitation du FEC s’est établi à 307 MDH, en hausse de 8,5% par rapport à 2013. Pour sa part, le résultat net s’est affiché à 195 MDH, en hausse de 10% pour la même période de référence.
En perspective, le résultat net du FEC devrait s’établir à près de 262 MDH en 2015 et à 330 MDH en 2016, réalisant ainsi une progression de 34,4% et de 25,6%, respectivement, par rapport à 2014 et 2015.
Une nouvelle stratégie de développement
Par ailleurs, le FEC compte opérer, à court et moyen termes, un changement d’échelle et de ses modes d’intervention, à travers, notamment:
– la montée en charge progressive de sa contribution dans le financement du développement local, à travers un volume plus important des engagements. En 2015, le FEC prévoit par ailleurs de verser un montant de 150 MDH au profit de l’État.
– le développement de nouveaux métiers, en vue de contribuer au renforcement des capacités de gestion des collectivités territoriales. Ces nouveaux métiers sont, entre autres, l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, le conseil stratégique, l’ingénierie financière contractuelle, l’ingénierie technico-économique et de développement urbain et l’accompagnement en matière de fiscalité locale.
Par ailleurs, le FEC inscrit dans sa stratégie de développementune politique de proximité, qui vise la création progressive d’un réseau d’agences régionales. Ces agences ont vocation à être de véritables interfaces physiques avec la clientèle.