Le 29 juin à 11h20, cinq minutes de silence marqueront l’instant où l’ex-président tombait à Annaba sous les balles d’un criminel, meurtre non élucidé à ce jour.

Mohamed Boudiaf était un grand homme d’État. Son combat inlassable contre la corruption et son souhait de se réconcilier avec le Maroc ont fait de lui un des dirigeants algériens dont la mémoire sera honorée non seulement dans le cœur des Algériens, mais de toute la communauté du Maghreb.

Cet amour se confirme sur les réseaux sociaux. «Il a donné sa vie a l'Algérie, donnez lui 5 minutes de votre temps le 29 juin», «Boudiaf, l’espoir assassiné», «Boudiaf mort pour l’Algérie», «Fidèle à sa patrie» … Les Algériens semblent unanimes concernant ce membre fondateur du Front de libération nationale (FLN).

Exilé au Maroc pendant près de 28 ans, Mohamed Boudiaf n’avait pas refusé l’appel de sa terre natale, mais l’a finalement payé de sa vie. Il entretenait de bonnes relations avec le Roi Hassan II et avec le Maroc.