Des dizaines de militants pro-palestiniens ont de nouveau tenté de forcer par la mer le blocus israélien sur Gaza, mais un de leurs navires a été intercepté lundi par la marine israélienne, qui l'escorte vers le port d'Ashdod, au nord de l'enclave.
Il y a cinq ans, une autre flottille internationale terminait son voyage dans le sang, un assaut des forces israéliennes à bord d'un des bateaux s'étant soldé par la mort de 10 militants turcs.
Cette fois, aucune violence n'a été utilisée, a indiqué l'armée israélienne, et le chalutier suédois Marianne, fouillé et inspecté dans les eaux internationales, a été dérouté par la marine israélienne qui l'escorte désrmais vers Ashdod, où il devrait arriver dans les 24 heures.
Les trois autres navires de la "Flottille de la liberté III" sont, eux, retournés vers des ports grecs. Au total, plus de 50 personnes se trouvaient à bord des quatre bateaux, dont le parlementaire marocain Abouzaid El Mokrie El Idrissi, ainsi que l'ancien président tunisien, Moncef Marzouki.
Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a dénoncé un "acte de piraterie", exhortant "la communauté internationale à sortir de son silence" face à cette "violation du droit international".
Depuis leur départ, les autorités israéliennes, récemment montées au créneau face aux campagnes internationales de boycott qui s'intensifient, n'ont cessé de dénoncer les objectifs de la flottille.
Et lundi matin, dans le communiqué de félicitations aux forces l'ayant intercepté, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a encore estimé qu'elle n'était "rien d'autre qu'une démonstration d'hypocrisie et de mensonges", accusant la Flottille d'"aider l'organisation terroriste Hamas".