La chercheuse Valentina Zharkova, professeur d’astronomie et de mathématique de l’Université de Northumbria au Royaume-Uni, a en effet affirmé qu’une baisse significative de température s’opérera partout dans le monde à cause de l’activité solaire. 

Qu’est-ce qu’un «petit âge glaciaire»?

Il s’agit d’une période climatique au cours de laquelle la température moyenne à l’échelle mondiale subit une baisse importante, entraînant des hivers très rudes.

La dernière en date s’était produite entre les XIVe et XIXe siècles et a particulièrement impacté les pays de l’hémisphère nord.

L’agriculture qui, rappelons-le, dépend grandement du climat est la première à subir les conséquences d’un tel phénomène, ce qui se répercute immédiatement sur l’économie des pays touchés.

Le petit âge glaciaire peut résulter de plusieurs facteurs, essentiellement géologiques. Dans le cas de celui prévu pour les années 2030, la cause sera une baisse de l’activité solaire allant jusqu’à 60 %, une période que les astronomes appellent le «minimum de Maunder» résultant d’une faible activité du champ magnétique solaire et qui, par conséquent, empêche la Terre de bénéficier de tout le rayonnement dont elle a besoin.

Impact minime sur le Maroc et les pays d’Afrique

Les pays de l’hémisphère sud ou cux situés dans la partie basse de l'hémisphère nord (comme le Maroc) n’auront pas à s’inquiéter autant que leurs voisins du nord. Ils auront certes droit à une baisse de température, mais pas assez importante pour représenter un réel danger. Une étude géologique effectuée en Nouvelle-Calédonie (Océanie) avait démontré qu’un petit âge glaciaire pouvait avoir lieu dans les régions du sud et pouvait entraîner des baisses de température de 1 degré Celsius au maximum. Cette étude est cependant la seule à corroborer ce cas de figure.

Différentes conséquences à l’échelle du globe

Le petit âge glaciaire provoque des changements importants sur la faune et la flore des pays touchés, mais aussi et surtout sur le comportement des individus et des sociétés.

Tout d’abord, la perte des récoltes pourrait entraîner une famine à grande échelle. Ensuite, une grande partie de l’énergie sera allouée au réchauffement artificiel, ce qui conduira à une baisse d’activité dans des domaines moins importants ou moins vitaux.

Enfin, on pourrait s’attendre à une hausse de migration des pays du nord vers l’hémisphère sud, où il fait bon vivre. Ceci pourrait avoir pour conséquence une montée de l'activité touristique. Si l’on est tenté d’imaginer que le malheur des uns fait effectivement le bonheur des autres, ce sera surtout l’occasion pour les peuples de prouver qu’une entraide est possible et que l’espèce prévaut sur l’individu.