Les banques en Grèce, restées fermées depuis le 29 juin dernier, ont rouvert suite à l'accord entre Athènes et ses principaux créanciers, signé à Bruxelles et entériné par le Parlement grec.
Cette réouverture des banques est accompagnée par quelques assouplissements, notamment la limitation des retraits d'argent liquide qui est fixée à 420 euros par semaine, au lieu de 60 euros par jour, afin de permettre aux Grecs de prendre de plus grosses sommes sans refaire chaque jour la queue au distributeur.
Le gouvernement grec ne peut faire davantage, en vue d'éviter une fuite massive de richesse, qui mettrait les banques à terre, soulignent des économistes qui indiquent que la situation du pays reste très précaire.
La Grèce va recevoir un prêt d'urgence de 7 milliards d'euros, qui seront vite engloutis par un remboursement ce lundi à la Banque centrale européenne (4,2 milliards d'euros) et par le règlement d'arriérés auprès du Fonds monétaire international (2 milliards).
Des experts de la BCE, du FMI et de la Commission européenne, sont attendus à Athènes cette semaine et devront évaluer l'état d'une économie grecque éprouvée par les restrictions financières et qui va subir un nouveau choc, fiscal cette fois.
Selon des journaux grecs, des mesures douloureuses attendent le pays à compter de ce lundi, avec la hausse de la TVA, qui passe de 13% à 23% et une augmentation des prix d'une série de biens et services, du sucre, des tarifs de taxis et des restaurants.