Sur la base d’un coût du capital de 8,98%, la valorisation du titre BMCI nous conduit à un prix théorique de 496 DH par action, ce qui représente une surcote de 23,9%, compte tenu du cours de l’action de 615 DH, le 14 juillet 2015, expliquent les analystes du CDMC (Crédit du Maroc Capital).  À ce niveau de cours, nous recommandons de vendre le titre BMCI, poursuivent-ils.

 

En effet,  le cours de 615 DH représente un PER (Capitalisation boursière/RNPG) de 20,83x en 2015 et 16,26x en 2016, ce qui signifie que la valeur est surévaluée. Avec une capitalisation boursière de 8,16 MMDH, le RNPG de la BMCI devrait s’établir à 392 MDH en 2015 et 502,2 MDH en 2016 contre 364,4 MDH en 2014.  Sur cet horizon, la valeur bancaire offre un rendement de dividende de 5,25% et 4,39% respectivement.

Par ailleurs, la valorisation de la BMCI est basée sur une progression annuelle moyenne des prêts et créances de 5,1% à 67,5 MMDH, sur la période 2015-2019, en lien avec la prévision de croissance des crédits bancaires sectoriels de 4,6% en moyenne sur la même phase. À cet effet, les prêts et créances sur la clientèle de la BMCI devraient représenter un poids moyen de 6,7% dans l’ensemble des crédits bancaires, notent les analystes du CDMC. 

CDMC s’attend à une évolution annuelle moyenne de l’ensemble des dépôts de BMCI de 4,9% à 63,7 MMDH entre 2015 et 2019. Dans cette lignée, les dépôts de la clientèle de la filiale marocaine de la BNP Paribas devraient représenter 5,6% de l’ensemble des dépôts de l’ensemble du secteur.

De même, à l’horizon 2019, les analystes du CDMC prévoient une croissance annuelle moyenne du PNB consolidé de BMCI de +5,5% à 4,13 MMDH. Aussi, le RNPG devrait s’établir à 630,1 MMDH en 2019, générant une marge nette moyenne de 14,3% sur la période 2015-2019.

Toutefois, la rentabilité de BMCI resterait pénalisée par la montée du coût du risque. En effet, le  coût du risque  s’élèverait à 1,07 MMDH en 2019 en croissance annuelle moyenne de +1,4% entre 2015 et 2019. Ce dernier devrait augmenter de +3,4% à 1,02 MMDH en 2015. Par la suite,  le coût du risque devrait s’amoindrir de 8,6% dès 2016, estiment les analystes du CDMC.

Contactés par Médias 24, des responsables de BMCI ne sont pas disponibles actuellement pour livrer leur avis sur cette recommandation.